« Jean-Paul n’est pas mort, il a juste arrêté de vivre ! »


Jean-Paul GARREYN Son passage au sein du club d’escrime de Gap aura été remarquable et remarqué. Sans lui, le club n’aurait pas atteint le niveau sportif qu’il tient aujourd’hui. Il a contribué à son évolution et parfois d’une manière houleuse, mais toujours affirmée. Il en a été le fondateur et le premier enseignant.

A travers son initiative, il a permis à bon nombre de jeunes, d’adultes de se rencontrer. Il a fait en sorte, par son dynamisme, sa volonté et à sa manière de faire de promouvoir l’escrime dans la Provence. Même s’il n’était pas Maître d’Armes, il en avait l’âme… bon nombre de jeunes l’appelaient « Maître ». Il était disponible, serviable…entier……

Aujourd’hui, c’est le regret de le voir nous quitter qui anime tous les cœurs des jeunes ici présents, comme des plus anciens.

Maintenant, c’est à toi Jean-Paul que je m’adresse.

D’abord, je ne suis pas content ! On ne quitte pas le club en plein milieu de la saison ! Il fallait que je te le dise !

Mon cher Jean-Paul, je le sais, tu ne nous as pas quittés. Dès ce soir tu seras avec nous à l’entraînement. La seule différence par rapport à mercredi dernier, c’est qu’on ne te verra pas. Ce sera dur pour nous. Mais je vais faire en sorte d’animer la soirée… tu me connais !!!!!

En fait, tu t’es à nouveau chargé d’une nouvelle mission…..celle d’aller voir comment c’est là haut pour nous accueillir dans quelques années…..Tu vas pouvoir y prendre des leçons. Il y a mes copains « Gilbert Lefin entraîneur national à l’épée de Boisse et Riboud », il y a aussi « Soupizet qui faisait du fleuret ». Alors « Papy » (comme je t’appelais devant les jeunes du club…) assure, fonce et de temps en temps fais nous un petit signe pour nous donner du courage lorsque tu sentiras qu’en bas ça ne va pas.

Quant à nous, il ne faut pas être triste, il ne l’accepterait pas……..

« Le malheur de l’avoir perdu ne doit pas nous faire oublier le bonheur de l’avoir connu »


Jean-Paul…. Au revoir !
Maître Jean-Paul Hervé

Texte lu lors de la Bénédiction du 21 novembre 2007